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L’habit de maid ne fait pas le manga coquin.
mercredi 21 janvier 2009 - | 7 commentaires par
Avant la lecture du manga, He is my master était avant tout pour moi un anime, n’ayons pas peur des adjectifs, merdique et honteux, bref les poubelles de la Gainax qu’on regarde avec mépris. C’est donc sans que je sache véritablement pourquoi, mis à part l’insistance de Shakka a dire que c’était marrant, que j’ai fait l’achat compulsif des 5 volumes disponibles. Alors verdict ? He is my master en effet c’est marrant mais c’est beaucoup plus que ça.

Mais avant de plonger dans la pétaudière et tenter de vous expliquer concrètement l’immense bordel gagesque qu’est ce manga, il convient de décrire son postulat de départ. Izumi et Mitsuki sont 2 sœurs de 13 et 14 ans ayant fui leur famille avec leur crocodile (!) de compagnie. Elles trouveront refuge chez Yoshitaka, un jeune homme de 14 ans multimilliardaire ayant récemment perdu ses parents dans un accident.
Ca aurait pu être le point de départ d’une banale comédie romantique , oui mais voilà He is my master, c’est un manga comique ! Si si, les personnages le disent d’ailleurs ! Car de ce postulat « classique » , le manga part alors dans un délire totale qui n’aura de cesse de s’amplifier et de s’améliorer. Yoshitaka s’avère être le personnage de manga le plus pervers qui ait jamais été inventé. Dès le départ, il fera chanter les filles avec une dette d’argent pour les obliger à travailler comme ses propres maids et leur confectionnera les « tenues de travail » que vous voyez dans les illustrations de ce billet.

Vous ne trouvez pas ça drôle ? Dites vous bien que vous êtes encore à milles lieux d’imaginer ne serait ce qu’un instant ce qui suivra car « He is my master » est une pétaudière, un concentré survitaminé et drogué au RedBull de gags tous plus improbables les uns que les autres. L’histoire du début est complétement oublié au profit d’un gigantesque bazar indescriptible à tel point que vous vous demanderez, lors de la lecture des premiers chapitres, si on ne se fout pas ouvertement de votre gueule.
Et pourtant , dans son délire toujours poussé plus loin, He is my master est exemplaire car il est sans aucun doute un des manga les plus drôles qu’il m’ait été donné de lire.

Entre les cassages de quatrième mur à gogo à un rythme infernal, les runnings gags entre les personnages, le dieu crocodile du manga, les personnages féminins qui possèdent de gigantesques gardes personnelles , les clins d’oeil et autres références otaku dans quasiment tous les chapitres, les pages bonus en veux tu en voilà, il est impossible de lister ici tous les éléments comiques qui font que He is my master vit dans son propre univers, sa propre galaxie où il ose tout, où il n’y a absolument aucune limite pour faire rire !
Et quand je dis aucune limite, c’est vraiment aucune limite ! Jusqu’à aller assumer totalement les attentes de ses lecteurs pour mieux s’en moquer, jusqu’à parodier les propres codes de genre, jusqu’à un point où ...... bref vous m’avez compris ! .
Presque un manga expérimental où le dessin sert uniquement le gag , He is my master est totalement à l’opposé de ses couvertures. Le fan service pur n’existe quasiment pas et finalement seul ceux qui savent .... savent ! D’autant qu’ils en auront pour leur argent tant chaque volume déborde de gags dans tous les sens !
Bref, He is my master est une œuvre hallucinée et hallucinante. Irais je jusqu’à crier au génie ? Franchement oui même si ça parait totalement déraisonnable.
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