La version française aurait été un bluff bourgignon


No Game No Life, awesome games done quick.

L’avantage de la fiction c’est qu’on peut coucher sans coucher, y aller à fond sans risquer aucune séquelle d’un éventuel accident, bref on y profite de la tranquillité bienveillante de l’irréel bien supérieure à celle de l’IRL. « No Game no Life », cette plongée d’un couple de héros surdoués de la connaissance et du jeu mais inaptes aux connaissances et au je dans un monde de paris incessants, a tout de ce genre de fantasme assumé et jouissif. L’ensemble ne va pas sans perte ou maladresse mais à la fin de ces 12 épisodes, une seule question demeurera. « No Game no Life » aura t’il démontré la maîtrise de son terrain de jeux.

Pari qui bat la démesure

Reclus chez eux, nos deux héros sont des compagnons de jeu inséparables tant physiquement que virtuellement : on y trouve un garçon nommé Sora, 18 piges à s’astiquer son intuition, son sens du jeu et sans doute autre chose dans sa chambre, ainsi que Shiro, sa petite sœur de 11 ans qui semble nourrir sa vie de connaissances sans avoir jamais réussie à se rassasier. L’esprit bien fait et la tête bien pleine, le combo est redoutable et nos deux asociaux plongent dans et dominent l’univers des jeux vidéo de notre Terre. Or, on le sait, la Terre est l’objet d’un bien mauvais jeu de la vie que les esprits intransigeants et les capacités supérieures de notre duo ne peut ni ne veut apprécier ni même appréhender. Ca tombe bien car l’auteur du récit est sympa et décide de les balancer via un Dieu appelé Tet dans un univers de fantaisie régi par 10 règles immuables qu’on peut résumer en « Ici tout se détermine par des jeux ». Le monde idéal pour Shiro et Sora ? Totalement ! Ce serait pas un peu facile ? Oui mais c’est totalement assumé.
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