Acceptable dans les années 90


Edito : Redécouvrons Tomb Raider III

C'est ici que le sel commence !
C’est ici que le sel commence !

La chronique extraite de l’émission « Erikadi n°156 »

Chiyoda Momoka de « Koi Suru Kanojo no Bukiyou na Butai » – Illustration de kantoku .
Chiyoda Momoka de « Koi Suru Kanojo no Bukiyou na Butai » – Illustration de kantoku .

La version écrite

Chronique version écrite
Extrait de la publicité « Cross Road » réalisée par Makoto Shinkai

Alors que plus d’un million de personnes ont signé la pétition contre la loi  sur le code du Travail, alors que le film Dofus est tellement bandant qu’il s’est fait jeter des plannings des salles de cinéma ce qui n’est heureusement pas le cas pour Zootopie qui est aussi méga bien, alors que le magazine Society se vend mieux que prévu ce qui est méga cool car c’est un bon mag et alors que des milliers d’agriculteurs se retrouvent dans la merde après avoir suivi les conseils de la FN…SEA, dans cet édito j’ai décidé de parler d’un sujet vraiment sérieux : moi. Car oui, chers tous, il faut que je vous confie un truc. Je suis en ce moment sous l’emprise d’une drogue et celle-ci s’appelle Tomb Raider 3.

Il faut d’abord rendre à Shutan l’honneur qu’il mérite, c’est grâce à ses lives sur le jeu que je suis retombé dedans car dans mes souvenirs de gosse,  Tomb Raider 3 était resté comme un jeu flippant, ma plus grande hantise étant les grandes mâchoires et de mourir noyé je vous laisse imaginer comment j’ai kiffé les piranhas des premiers niveaux à cet époque, mais surtout comme un jeu méga dur. Et disons le direct, le jeu est resté très difficile et on atteint le masochisme si on l’essaye sur Playstation avec son système de sauvegarde hyper restrictif.

Mais ce que j’ai surtout redécouvert avec Tomb Raider 3, c’est que si certes son gameplay est rigide et que les développeurs ont quand même poussé le bouchon de difficulté un peu loin, il faut bien admettre que le jeu s’avère addictif car il combine à la fois un frisson de liberté et d’aventure, que des jeux comme Uncharted n’ont jamais réussi à me faire ressentir, et surtout un challenge qui demeure la quasi totalité du temps sans injustice. Ainsi, on perd à Tomb Raider 3 beaucoup plus souvent parce qu’on a pas fait attention ou qu’on a pas anticipé bref parce qu’on est nul plutôt qu’à cause du gameplay en lui même. Alors, oui on rame dans Tomb Raider 3 mais pas parce qu’il est injuste mais bien parce que les développeurs ont su mettre en place un level design ingénieux et retord et une difficulté que je qualifierais de “c’était pute mais pas totalement introuvable”. Bref, pour la première fois depuis très longtemps dans un jeu vidéo, j’ai pris un véritable plaisir à chercher. Tout simplement car je sais que la solution est là sous mon nez et qu’elle va me forcer à fouiller partout comme dans une véritable chasse au trésor et qu’une fois cela fait, j’aurais un vrai sentiment gratifiant et une possibilité d’avancer et que le jeu ne se contente pas de simplement balancer des belles énigmes.
Bref, la morale de cette histoire c’est qu’il ne faut jamais désespérer un jour. Peut être même en viendra t’il un un jour où je me réveillerais, la gauche sera vraiment au pouvoir et je me dirais “Tiens et si je ressayais The Witness ?”. On ne sait jamais , après tout.

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