Le tank qui fait son oeuvre


« Girls und Panzer der Film », panzer forts !

girl_und_panzer

A l’oeil profane et méfiant, l’univers de « Girls und Panzer der Film » ne fera pas que dépasser les limites de son seuil de tolérance, il les explosera dans un grand éclat de rire et sur une musique qui pète. Prenant la suite d’une série qui affirmait sans rire que l’apprentissage de l’art du tank servait à développer sa féminité et qui détruisait dans l’allégresse des villages entiers pour des matchs de tanks entre lycéennes, le film ne trahit pas ses origines, mieux il les assume à 2000%. On y retrouve donc nos équipes de lycéennes, adorablement drôles dans leurs caractères caricaturales respectifs et aux personnalités internationales, aux prises avec un nouvelle ennemi qui va décider qu..oh et puis vous savez quoi ?

Continuer la lecture de « « Girls und Panzer der Film », panzer forts ! »

Pire que les anges d'Evangelion.


(Vite lu) « Platinum End » T1, un ange passe.

Regardez moi ce héros motivé et dynamique !
Regardez moi ce héros motivé et dynamique !

Quand un emo suicidaire, au destin pathéthique qu’on dirait écrit à la plume dont on se sert pour les pires visuals novels, se voit forcé de participer à un mauvais remake de Mirai Nikki et de Death Note, on a soudainement envie de frapper notre moi du passé qui du haut de ses 15 ans aurait trouvé ça cool. D’autant qu’à l’écriture fainéante et prétentieuse d’Ohba se joint ici le trait d’un Obata en pilote automatique et qui n’essaye même pas de donner un peu de fantaisie à cet univers prétendument macabre mais véritablement générique. Dialogues poussifs, rythme non maîtrisé, situations faussement grandiloquentes, personnages caricaturaux à en titiller le second degré sans jamais y prétendre, Platinum End est une catastrophe pour tout amateur un peu sérieux de belles histoires comme de thrillers. Une fois éloignée la fine couche d’esbroufe qui n’a même pas l’idée de tenter de faire ne serait-ce qu’un chouia original, il ne reste que la triste réalité à savoir un manga fade et sans imagination.