Pire que les anges d'Evangelion.


(Vite lu) « Platinum End » T1, un ange passe.

Regardez moi ce héros motivé et dynamique !
Regardez moi ce héros motivé et dynamique !

Quand un emo suicidaire, au destin pathéthique qu’on dirait écrit à la plume dont on se sert pour les pires visuals novels, se voit forcé de participer à un mauvais remake de Mirai Nikki et de Death Note, on a soudainement envie de frapper notre moi du passé qui du haut de ses 15 ans aurait trouvé ça cool. D’autant qu’à l’écriture fainéante et prétentieuse d’Ohba se joint ici le trait d’un Obata en pilote automatique et qui n’essaye même pas de donner un peu de fantaisie à cet univers prétendument macabre mais véritablement générique. Dialogues poussifs, rythme non maîtrisé, situations faussement grandiloquentes, personnages caricaturaux à en titiller le second degré sans jamais y prétendre, Platinum End est une catastrophe pour tout amateur un peu sérieux de belles histoires comme de thrillers. Une fois éloignée la fine couche d’esbroufe qui n’a même pas l’idée de tenter de faire ne serait-ce qu’un chouia original, il ne reste que la triste réalité à savoir un manga fade et sans imagination.

Un manga sans loli pop.


A lollypop or a bullet, chef d’œuvre à balles réelles

Oui, chef d’œuvre, autant lâcher le mot directement tant « A Lollypop or A Bullet » est un manga qui , en seulement 2 tomes, le mérite. En plus, maintenant vous savez dans quel genre de critique vous avez mis les pieds. A ce titre, l’exercice est d’ailleurs d’autant plus frustrant qu’il est très difficile de parler de ce manga sans jamais pénétrer à l’intérieur du territoire qui relève de la juridiction de l’expérience à vivre Land. Ce drôle de pays où le spoil de fin est assimilé à un crime contre l’humanité et le spoil moins grave est passible de la prison à vie . En bref, il va falloir faire dans la dentelle si je veux vous préserver le manga dans son intégralité. Mais commençons par restituer le contexte.

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